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Marchés en baisse : Pourquoi rester investi est (presque) toujours la bonne décision

Nassima Toudji
Mar 2026

Quand les marchés baissent, l'instinct est de vendre. Mais ce n'est pas souvent la meilleure décision à prendre.

Depuis le début des tensions au Moyen-Orient, les marchés financiers ont connu une phase de volatilité. Les investisseurs réagissent rapidement à ce type d'événement géopolitique, ce qui peut provoquer des mouvements de baisse sur les marchés actions.

Nous ne sommes cependant pas face à une crise financière comparable à celles observées lors de la crise de 2009 ou durant la pandémie de Covid.

Dans ce type de situation, les investisseurs réagissent souvent rapidement à l'incertitude, ce qui peut entraîner des mouvements de baisse sur les marchés actions.

Les marchés traversent souvent des turbulences

Les corrections de marché font partie du fonctionnement normal des marchés financiers. L'histoire des marchés financiers montre que les périodes de baisse sont généralement suivies de phases de reprise.

Un exemple récent : en avril 2025, les marchés avaient été chahutés pendant plusieurs semaines dans un contexte d'incertitudes économiques et monétaires. Pourtant, quelques mois plus tard, les marchés avaient progressivement retrouvé leur trajectoire.

Perenys avait fait le choix de maintenir ses allocations dans l'attente d'un rééquilibrage des marchés, une décision qui s'est finalement révélée favorable pour la performance.

Pourquoi sortir des marchés pendant les baisses peut être risqué

Lorsque les marchés baissent, la tentation est grande de vendre pour « se protéger ». Pourtant, cette réaction peut être contre-productive. En vendant après une baisse, on transforme une baisse temporaire en perte définitive.

Sur le long terme, l'expérience montre que rester investi est généralement la stratégie la plus efficace pour traverser les périodes de volatilité.

Les solutions d'investissement sont conçues pour être détenues dans la durée. Les fluctuations de court terme font partie du parcours. L'essentiel est de garder en tête l'objectif initial : construire son épargne dans le temps et lisser les cycles économiques.

L'Approche Perenys

Dans ce contexte, notre priorité reste de :

  • Suivre attentivement l'évolution des marchés
  • Maintenir une diversification sectorielle et géographique
  • Ajuster les allocations lorsque cela est pertinent, notamment vers notre poche "amortisseur" sukuk

Les périodes de volatilité ne remettent pas en cause les fondamentaux de l'investissement à long terme.

Pour aller plus loin, quelques exemples

Un exemple concret — Avril 2025 : Tensions USA/Chine

En avril 2025, les marchés actions ont connu une phase de forte volatilité dans un contexte de tensions commerciales et d'inquiétudes persistantes sur l'inflation. L'indice américain S&P 500 avait alors enregistré une baisse marquée en quelques jours seulement. Pourtant, la situation s'est rapidement inversée. L'annonce d'une suspension de certains droits de douane, combinée à des données d'inflation plus favorables qu'anticipé, a permis de restaurer la confiance des investisseurs.

Le marché a alors rebondi rapidement, enregistrant une hausse proche de 10 % en une séance, avant de poursuivre sa reprise dans les semaines suivantes. En l'espace d'environ un mois, l'indice avait déjà effacé l'essentiel de ses pertes. Cet épisode illustre une réalité fréquente des marchés financiers : les phases de baisse peuvent être rapides, mais les rebonds le sont souvent tout autant.

Ce graphique illustre une réalité essentielle des marchés financiers : malgré des phases de baisse régulières, la tendance de long terme reste orientée à la hausse. On observe que chaque période de correction est suivie d'une phase de rebond, permettant au marché de retrouver puis dépasser ses niveaux précédents.

Un exemple fictif

Imaginons un client qui a investi 10 000 € sur son contrat d'assurance vie, en unités de compte (c'est-à-dire sur des fonds d'investissement).

Suite à un épisode de volatilité, la valeur de son contrat baisse de 7 %. La valeur de son contrat est désormais 9 300 €. À ce moment-là, deux choix s'offrent à lui.

Scénario 1 — Il vend

  • Il sécurise 9 300 € mais la perte devient réelle : -700 €
  • Quelques semaines plus tard, les marchés rebondissent de +7 %
  • Il a donc manqué la reprise.

Scénario 2 — Il reste investi

  • Il choisit de ne pas arbitrer. La baisse reste temporaire et non réalisée.
  • Les marchés rebondissent de +7 %
  • Son contrat remonte puis continue progressivement à se redresser.
  • À terme, il retrouve voire dépasse ses 10 000 € initiaux.

Ce qu'il faut retenir

  • Arbitrer au plus bas revient à figer une perte temporaire
  • Tant que l'on reste investi, la perte reste latente
  • Les rebonds peuvent être rapides et difficiles à anticiper

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Nassima Toudji
Mar 2026