
Ces derniers jours, les ETF synthétiques ont fait beaucoup parler d'eux. Leur possible exclusion du Plan d'Épargne en Actions (PEA) avait été évoquée, avant que le gouvernement ne confirme finalement leur maintien.
Mais derrière cette actualité se cache une question plus intéressante : qu'est-ce qu'un ETF synthétique et est-il adapté à un investisseur souhaitant investir conformément aux principes de la finance islamique ?
Un ETF est un fonds dont l'objectif est de reproduire la performance d'un indice boursier. Pour y parvenir, deux méthodes de réplication existent.
Avec un ETF physique, le principe est relativement intuitif : le fonds achète directement les actions composant l'indice qu'il cherche à répliquer. Par exemple, un ETF physique répliquant le CAC 40 va détenir directement des actions des entreprises présentes dans cet indice.
Avec un ETF synthétique, le mécanisme est différent. Le fonds détient un panier de titres, mais il utilise également un produit dérivé appelé swap, conclu généralement avec une banque, afin d'obtenir la performance de l'indice recherché. C'est notamment ce mécanisme qui permet aujourd'hui à certains ETF présents dans un PEA de donner accès à des marchés qui ne seraient normalement pas éligibles à cette enveloppe.
Le PEA a été conçu pour favoriser l'investissement dans les entreprises européennes. Pour être éligibles, les fonds doivent donc respecter certaines conditions concernant la composition de leurs actifs. Les ETF synthétiques permettent cependant de dissocier les titres réellement détenus par le fonds de la performance à laquelle l'investisseur est exposé.
C'est cette particularité qui a récemment alimenté les discussions autour de leur éligibilité au PEA. Le gouvernement a finalement indiqué qu'il ne proposerait pas de mesure visant à exclure ces ETF du dispositif.

En pratique, cette actualité ne change rien à son univers d'investissement.
La finance islamique ne s'intéresse pas uniquement aux entreprises auxquelles un placement donne accès. Elle s'intéresse également à la manière dont l'investissement est construit. Or, la réplication synthétique repose sur l'utilisation d'un swap, un instrument dérivé qui n'entre pas dans le cadre des produits que nous retenons pour construire un univers d'investissement conforme.
C'est pourquoi nous ne choisissons que des ETF à réplication physique, qui investissent directement dans les titres composant leur univers d'investissement, eux-mêmes soumis à des critères de sélection spécifiques, notamment sectoriels.
C'est probablement le principal enseignement à retenir.
Deux ETF peuvent afficher un objectif de performance similaire tout en reposant sur des mécanismes d'investissement très différents. Pour un investisseur souhaitant respecter les principes de la finance islamique, il faut donc regarder à la fois :
Le débat actuel autour des ETF synthétiques permet ainsi de rappeler une idée essentielle : derrière un produit d'investissement apparemment simple peuvent se cacher des mécanismes très différents et parfois complexes.
C'est aussi tout l'intérêt d'être accompagné par Perenys. Avant de sélectionner un ETF, nous ne regardons pas uniquement son nom ou ses performances. Nous analysons l'indice suivi, sa méthodologie de sélection, le mode de réplication, les titres réellement détenus par le fonds, son cadre de conformité, mais également ses caractéristiques financières comme les frais, la liquidité, l'encours, la devise ou encore les risques associés.
Ces éléments, parfois très techniques et difficiles à identifier pour un épargnant, sont étudiés en amont afin de sélectionner des supports à la fois conformes aux principes de la finance islamique et pertinents dans nos allocations d'investissement.
L'objectif est de permettre à chacun d'investir avec une meilleure compréhension de son épargne, sans avoir à décrypter seul toute la mécanique qui se cache derrière chaque fonds.